De grands défis

De grands défis (le 16/11/2015)

J’avais prévu d’écrire un mot suite à une discussion animée, mais je tairais cette discussion, vu les évènements qui se sont passés à Paris ce dernier vendredi. L’idée reste étonnement la même, je vous livre ces pensées en vrac. Je suis stupéfait par un tel déchaînement de fureur meurtrière. Même si c’est le temps du deuil et ce temps est nécessaire, je ne peux m’empêcher de penser à l’avenir.

Il y a une loi en physique qui dit qu’une réaction implique une contre-réaction de force égale pour obtenir un équilibre. Je me dis qu’avec de tels événements immondes, nous allons devoir générer une contre-réaction proprement énorme.

Un premier défi va déjà d’être impeccables dans notre façon de parler. Les mots ont un sens et une portée, et même un petit détail peut avoir son importance.

Prenons un exemple rigolo, si je dis « les hommes sont des imbéciles », je mets tout le monde dans le même sac d’emblée. Changeons une lettre, si je dis « des hommes sont des imbéciles », même l’homme que je suis ne peut qu’acquiescer, il me suffit d’en trouver deux, et vu les évènements, j’ai bien peur qu’il en existe plus de deux.

Imaginons des propos à l’emporte pièce assénés comme des vérités. Là, c’est beaucoup moins drôle.

Ce qui m’amène à un second défi : il va falloir refuser la facilité. Même si cela fait « parfois du bien », vérifier le moindre truc que l’on va faire suivre sur les réseaux sociaux ou ailleurs. S’il n’existe qu’un seul contre-exemple à quelque chose que l’on veut asséner, autant se taire. Évitons les « hoax », les réactions à chaud non vérifiées.

Et voilà notre troisième défi : ne pas fonctionner à l’émotionnel. Certes l’émotion est ce qui fait de nous des humains, et moi le premier je ne peux cacher mon émotion devant ces personnes tuées, blessées ou meurtries. Seulement il y a un temps pour l’émotion et un temps pour la réflexion, et la réflexion devra aller plus loin que le bout de notre nez, le bout des frontières ou qu’une réaction de rage.

C’est notre quatrième défi : pousser la réflexion plus loin que des solutions simplistes. Les problèmes complexes n’ont pas de solutions simples. Le monde n’est pas manichéen. N’en déplaise à nos « gentils » politiques qui ont le sens de la phrase rapide, il va falloir aller beaucoup plus loin que cela. Et pas que les politiques d’ailleurs. Il va falloir prendre beaucoup de hauteur. Et pour longtemps.

Voila notre cinquième défi : faire durer tout cela. Je veux croire que le simple savoir-être peut changer le monde. Regardons nos politiques : ils sont à notre image. Raisonnons en idiots, et ils nous donneront de l’idiotie en nous traitant comme tels. Punchons-les avec de la finesse et de l’intelligence, et ils seront obligés de s’y mettre. Même si pour certains, cela semblera nouveau.

La seule chose qui permet au mal de triompher, c’est l’inaction des hommes de bien.

Les personnes de bien ne vont pas manquer de boulot.

Et notre dernier défi va être de taille, si je reprends l’idée du début, il va falloir comprendre que la contre-réaction devra non pas être de la haine, mais de l’amour, de la compassion et de l’empathie. Et beaucoup d’humour pour faire passer tout cela.

Donner un verre d’eau en échange d’un verre d’eau n’est rien, la vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal. Gandhi

Nous allons tous avoir des choix à prendre en toute conscience. Politiques, citoyens, personnes, gens, tous.

Généraliser abusivement ou être impeccable. Choisir ou refuser la facilité. Laissez nos hormones nous gouverner ou les remettre à leur bonne place. Être simpliste ou aller plus loin. Faire cela trois jours ou le faire pour de bon. Choisir la haine ou l’empathie.

Le choix a ceci de beau qu’il est incroyablement simple. Il n’est pas nécessairement facile, mais il est simple.

Permalien :

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Cet article a été écrit par Nicolas Hoffmann.

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